Actualités

Sensibilisation des lycéens aux violences scolaires et sur Internet

 
 
Sensibilisation des lycéens aux violences scolaires et sur Internet

A la suite des affrontements filmés entre lycéens survenus aux abords de plusieurs établissements scolaires de Nouméa, l’Etat et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’associent pour sensibiliser les jeunes ayant directement ou indirectement participé à ces événements aux violences scolaires et sur Internet.

Six établissements ont été retenus : les lycées du Grand Nouméa, Petro-Attiti, Jules-Garnier, Lapérouse, Do Kamo et Escoffier.

 Ces actions de sensibilisation sont menées conjointement par des policiers intervenants en milieu scolaire et des membres de la brigade de prévention de la délinquance juvénile de la gendarmerie nationale.

 Elles ont pour but de rappeler les valeurs de respect de la personne, mais aussi d’alerter sur  les peines encourues et les moyens dont disposent aujourd'hui les forces de l'ordre pour identifier les auteurs (géolocalisation de téléphone, exploitation de données de Smartphone, utilisation des métadonnées des photos, réquisitions aux opérateurs aux fins d’identification des adresse IP, etc.).

 Ces séances expliqueront aussi aux jeunes les méfaits des images véhiculées sur internet et les réseaux sociaux.Les thèmes abordés sont les suivants : vidéo-lynchage (aussi appelé « happy-slapping »), cyber-harcèlement, précautions de navigation sur Internet.

Pour rappel, le vidéo-lynchage, qui consiste à filmer, généralement à l'aide d’un téléphone portable, une scène de violence subie par une ou plusieurs personnes, dans le but de diffuser la vidéo sur Internet et les réseaux sociaux, est punie par la loi (article 222-33-3 du code pénal).

 La diffusion des images, quelle que soit la nature de l’agression filmée, constitue, en soi, une infraction punie de 5 ans de prison et de 9.000.000  francs d’amende. Par ailleurs, le prévenu est considéré comme complice légal de la personne se rendant coupable des atteintes à l'intégrité physique de la victime. En tant que complice, la personne enregistrant les images est punie des mêmes peines que l’auteur de l’infraction.