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CANALA

Ce pays était jadis soumis aux grandes tribus de Gélima, de Méwé, de Nakéty, de Tenda et d’autres dans une alternance de guerres et de paix.

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1 RUE MARCEL NONNARO

98813 CANALA

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CANALA-Image

LA COMMUNE DE  CANALA

Hier :

Ce pays était jadis soumis aux grandes tribus de Gélima, de Méwé, de Nakéty, de Tenda et d’autres dans une alternance de guerres et de paix. Des échanges réguliers étaient entretenus avec les clans de Sarraméa et de Bouloupari qui parlaient la même langue le xarâracùù ou le tirï. Pendant la ruée vers le santal  en 1843 des commerçants anglais s’établirent sur la rivière Négropo et s’en allèrent après épuisement de la ressource .En 1852 Tardy de Montravel à la recherche d’un port est séduit par la baie de Canala mais lui préfère finalement Nouméa.3 ans plus tard quelques français débarquent à Canala où James Paddon avait une station d’élevage et réussissent à se faire accepter. Le colon Pannetrat y essaie différentes cultures : tabac, coton, canne à sucre et ananas. Baptisée Napoléonville le temps d’un règne Canala devient en 1859 un poste militaire régulièrement relié à Nouméa. Des européens sans ambitions territoriales  excessives continuent de s’y installer y cultivant le riz dans les marais impropres aux cultures Kanak et le café. Au début du 20eme siècle les colons Feillet contribuent à la prospérité de cette campagne fertile. En 1866 une mission catholique s’installe à Nakéty et y construit une église à façade plate encadrée de 2 clochers et ornée à  l‘intérieur de peintures naïves. Sur la presqu’ile de Bogota où l’on a extrait le cobalt autrefois, et seulement en bateau on peut découvrir l’un des sites les plus spectaculaires de la préhistoire calédonienne sous la forme de plus de cent motifs gravés depuis le haut des falaises jusqu’à aux rochers submergés en bordure de plage. Les chercheurs ont pu observer en plus des pétroglyphes, des alignements et des amas de pierres, vestiges d’une civilisation océanienne non identifiée. Près de la tribu de Négropo, la station thermale de la Crouen est un héritage de « la source de feu », don de Wankwéné, dieu de la montagne qui lui avait donné des vertus d’invulnérabilité et de fécondité. Les immigrés japonais et javanais employés dans les mines relancèrent la pratique des bains de vapeurs réparateurs. En 1958 un petit établissement thermal fut créé qui a récemment fait l’objet d’une modernisation. Au début des années 80, Canala a pris une part importante pendant les Evénements menés par Eloi Machoro .  La commune est  alors un redoutable fief indépendantiste.

Aujourd’hui :

Canala est située à 167 kms de Nouméa et l’on peut y accéder par deux routes différentes. La plaine fertile de Canala prend place entre les massifs miniers de Thio et de Kouaoua dans un cercle de montagnes d’où coulent les rivières Négropo,  l’Ouen Canala et la Nakéty. Le bourg de Canala est installé en retrait de sa rade, véritable merveille environnementale où nichent les hérons bleus. Le centre compte quelques maisons coloniales, la mission catholique au milieu de son parc, un monument commémorant les colons Feillet et la tribu de Canala au bord de la rivière. La commune compte 3350 habitants et s’étend sur 439 km2.On y dénombre 12 tribus. Emma, Gélima, Haouli, Kuiné, Méhoué, Mérénémé, Mia Ou Cui, Nakety Mission, Nanon-Kénérou ou Le Caillou, Nonhoué-Boakaine, Ouassé, Tenda Koumendi La commune dispose d’un stade, d’une salle omnisport, de nombreux plateaux sportifs en tribu, d’une grande salle omnisports, d’une bibliothèque, médiathèque, centre culturel, d’un collège et de plusieurs écoles primaires, de 2 cantines scolaires, de 13 commerces et de 3 sociétés minières. L’équipe municipale en place depuis 2001 a tout mis en œuvre pour offrir les moyens d'un "mieux vivre" au quotidien à la population grâce à une  politique d'aménagement et d'équipement rural et urbain et, d'autre part, de mettre en place les mesures d'accompagnement pour enrichir le potentiel humain de la commune et permettre de valoriser et d'exploiter le patrimoine culturel, social et économique de Canala. C’est grâce aux contrats de développement que la commune a pu mettre en place une politique d’assainissement et d’équipements basiques comme la desserte en eau, électricité, voirie pour toutes les tribus. La commune minière est également agricole et développe les cultures maraichères et les agrumes. Chaque année se déroule la fameuse fête de la mandarine de Canala au mois de Juin qui draine 10 000 visiteurs sur la commune. Un hôtel et un accueil en tribu sont proposés aux touristes. La priorité est également environnementale avec la volonté  de la commune de s’inscrire dans un plan de développement des énergies renouvelables (Eclairage photovoltaïque des plateaux sportifs).

Demain :

La commune de Canala possède un certain nombre d'atouts liés à son terroir, à son patrimoine culturel et historique. Le potentiel touristique avec le monument de Nondo, la Grande Chefferie de Méhoué, l'ancienne chefferie de Mia, les tarodières, les billions, les pétroglyphes est très important La valorisation de ces atouts majeurs est une priorité pour la commune en mettant en œuvre une politique de formation ambitieuse. La station thermale de La Crouen, à l'abandon depuis plus de 20 ans est un autre vecteur de développement. La commune envisage également de construire une marina et de revaloriser le secteur de la pêche. Le cœur du village va être réaménagé avec boulodrome, place publique et les équipements de base vont être consolidés. Un véritable schéma d’aménagement de la commune est en cours.

CANALA-Gilbert TYUIENON

PORTRAIT DE GILBERT TUYIENON,

MAIRE DE CANALA

Gilbert Tuyienon est né à Canala le 28 mars 1958. Il est d’abord scolarisé à l’école de la mission qui à l’époque était la seule accessible aux mélanésiens et ensuite à l’école publique en CM1. Il est l’un des premiers enfants kanak à être admis au cycle 3. Il est interne à Houaïlou jusqu’au BEPC, puis intègre le lycée du Sacré-Cœur à Bourail puis le lycée Blaise-Pascal à Nouméa. Il  passe le concours de l’administration territoriale et intègre la promotion mélanésienne du dialogue qui précède le dispositif 400 cadres. Il part donc pour Besançon, fait des stages à Dijon et en Région parisienne et conserve un souvenir Heureux  de cette période Il acquiert ainsi la conviction que les jeunes calédoniens doivent sortir pour découvrir le monde.

A son retour il devient chargé de mission du Secrétaire Général du territoire Jacques IEKAWE de 1989 a 1992. Il s’est particulièrement impliqué dans la provincialisation, la dévolution des biens, les droits et obligations des provinces, les moyens boursiers pour la formation des premiers animateurs communaux, le suivi des dossiers 400 cadres. En 1992 il rejoint la chambre territoriale des comptes comme secrétaire général et assure les premiers contrôles des établissements publics. De 1995 à 1996 il œuvre à la DAFE sur les contrats de développement de l’OGAF. De 1996 à 1999 il est rédacteur au congrès de Nouvelle Calédonie et de 1999 à 2004, il est directeur de cabinet de l’Union Calédonienne au congrès. Depuis 2004, il se consacre à ses mandats d’élus. Il est Maire de Canala, 1er  vice président de la Province Nord, 1er  vice président  de l’Association des Maires de Nouvelle Calédonie, a été secrétaire général adjoint de l’Union Calédonienne de 2007 à 2009 et en est le 2ème vice président depuis 2009. Il est un homme de convictions. Il aime s’investir dans les dossiers, pousser sa commune, avoir des ambitions pour son pays. Pour lui le destin commun n’est pas un vain mot et se décline dans les petites choses et les petits gestes de chaque jour. Il déclare chercher à toujours positionner les problèmes et à bien cibler les choix et les réponses à leur apporter.

Gilbert Tuyienon est papa de 5 garçons. L’ainé est collaborateur d’architecte, le second est menuisier, ébéniste, sculpteur et passionné de bonzaïs, le 3ème  fait des études agricoles, le 4ème  est au collège à Tuband et enfin le petit dernier va encore chez sa nourrice. Sa culture Kanak lui fait aimer la terre, la mer, le jardin, la sculpture, les plantes. Il collectionne les ignames. Il lit beaucoup (un ouvrage sur Jean-Marie Tjibaou était son livre de chevet). Il est passionné d’agriculture biologique, de médecine par les plantes. La santé publique le préoccupe beaucoup et il est très vigilant face aux fléaux que représentent l’alcool, le cannabis, la mal bouffe. Il est un adepte du programme alimentaire Okinawa et de la cuisine crétoise et suit les conseils diététiques prônés par le docteur Servan Schreiber.

Il est résolument tourné vers la protection de l’environnement, de la biodiversité et du développement durable. Sa commune a été l’une des premières à accueillir une médiathèque équipée d’un accès wifi gratuit et il veille au développement des pratiques sportives.

Il déteste la tricherie, porte une vraie ambition pour Canala et pour son Pays avec lequel il entretient un rapport viscéralement affectif. La notion de destin commun en 1988 a été le bon choix dans le sens où il ne pouvait pas y avoir d’autre alternative que celle de parier sur l’intelligence des uns et des autres. Son mot préféré est SERVIR.

creation : 19/05/2011 14:46

modification : 03/09/2013 15:43